3e dimanche ap Épiphanie (22 janvier 2017)

Homélie du 3e dimanche après l’Épiphanie (22 janvier 2017)

 

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Le don d’organes

Des fidèles m’ont demandé d’indiquer la position de l’Église sur le don d’organes. Sujet qui m’a paru digne d’intérêt car très actuel.

La première transplantation d’organe complet fut le rein en 1902 par Ulman. En 1990, déjà plus de 200.000 avaient été pratiquées dans le monde au point de devenir une routine. Pour le cœur, il fallut attendre 1967 par C. Barnard (Le Cap). Rappelons que la nature se défend contre tout irruption d’un corps étranger dans l’organisme. Seule l’invention de la cyclosporine A permet de lutter contre le phénomène du rejet.

Nous ne parlerons pas ici des machines implantées pour remplacer ou aider un organe défaillant mais bien de prélèvement sur des humains. Nous laisserons de côté le terrible trafic d’organes prélevés de force sur des personnes réduites à des pourvoyeurs d’organes. De même, nous n’évoquerons pas les dons d’organes entre vivants : il est possible de le faire sans problème moral et même avec une dimension caritative non négligeable pourvu que le donneur soit volontaire et ait des perspectives de survie élevées (ce qui est le cas pour le rein, la moelle épinière). Nous écartons aussi les xénogreffes (transplantation d’organes d’animaux sur l’homme) et toute la question de la thérapie génique.

Plus problématique est bien la question du prélèvement d’organes sur des « cadavres » (ex cadavere au contraire d’ex vivo), donc juste après la mort (post mortem). Car cela revient à poser la question : « qu’est-ce que la mort ? ». Comment certifier de la mort lorsque le cœur bat encore ? Mort cérébrale et mort humaine sont-elles réellement identiques ?

  1. Le flou médical autour de la certification de la mort

Depuis la circulaire du 24 janvier 1968, la mort est définie comme « cérébrale » (sic[1]) (autrefois coma de type IV ou coma dépassé). Parmi les critères figurent un coma profond aréactif et hypotonique, l’absence de tout mouvement spontané ou déclenché par des stimuli douloureux, l’absence de réactions lors des stimulations des paires crâniennes[2]. Les critères légaux reposent généralement sur un examen neurologique aréactif dans toutes les sphères de l'activité cérébrale, constaté par au moins deux médecins, ainsi que sur deux tracés plats d'électroencéphalogrammes de 30 minutes réalisés à 4 heures d'intervalle ou une angiographie.

Toutefois, il y a une distinction, comme toujours, entre théorie et réalité[3]. Il existe de nombreux exemples démontrant que la prétendue certitude sur la mort n’est pas si évidente que certains médecins voudraient le faire accroire. Citons quelques cas.

Alexandre Ruiz, célèbre journaliste sportif de Canal + est accidenté le 26 novembre 2005. Après avoir été plongé dans un coma artificiel à l’hôpital de Troyes, il est déclaré en état de mort cérébrale pendant 24 heures. Pourtant, il est transféré à Reims et après une opération et neuf jours de coma, il se remet.

Début 2008, un homme de 45 ans fait une attaque sur la voie publique à Paris. Les équipes médicales tentent de le réanimer. Alors que les médecins s’apprêtent à prélever des organes pour les transplanter puisqu’ils sont devant un cas de donneur à « cœur arrêté » depuis 1h30 (et donc pas mort cérébrale), l’homme reprend conscience ![4]

Angèle Lieby fut déclarée morte après avoir été admise le 13 juillet 2009 à Strasbourg par les médecins. Elle souffrait en réalité du syndrome de Bickerstaff[5]. L’un des traumatismes des 12 jours que dura son calvaire où on la croyait morte a été le test du pincement très fort du téton, répété deux fois, pour soi-disant discerner la mort. Elle décrit les « soins » comme autant de tortures : y compris le respirateur qui la fait terriblement souffrir. Mais elle était incapable de communiquer.

Pourquoi n’applique-t-on pas le principe de précaution dont on nous rebat les oreilles pour des sujets bien moins importants ?

  1. Le magistère sur le don d’organe : une position à clarifier

Le catéchisme de l’Église catholique indique : « Le don d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragé comme une manifestation de généreuse solidarité » (CEC 2296). Des voix influentes[6] encouragent donc les catholiques au don de leurs organes, au nom de la charité chrétienne. Cependant, force est de constater que l’Église, pour porter un jugement moral, s’en remet en la matière à la science à laquelle elle laisse le soin de déterminer la mort. Mais le problème est aussi qu’il y a une désinformation certaine sur le sujet[7].

Heureusement, quelques voix du monde catholique s’élèvent pour mettre en garde, parmi lesquelles Robert Spaemann[8], ou Joachim, Cardinal Meisner[9], contre l’identification de la mort avec la mort encéphalique.

Les textes du magistère ne sont pas légion. Citons le discours du vénérable Pie XII[10] indiquant que, si l’on doit se soigner, cette exigence n’implique que l’emploi des moyens ordinaires (= n’imposant pas une charge extraordinaire pour soi-même ni pour les autres). Donc (le problème de l’état végétatif persistant ne s’était pas encore présenté), le médecin « peut retirer le respirateur pour permettre au patient, déjà virtuellement décédé, de mourir en paix ». Le Pape semble penser que l’on est alors pas encore mort : « des considérations d’ordre général permettent de croire que la vie humaine continue tant que les fonctions vitales – à la différence de la simple vie des organes – se manifestent spontanément, ou même avec l’aide de procédés artificiels ». Il est encore vivant mais le débrancher n’est pas le tuer, simplement on cesse de reporter inutilement la mort du patient. Pour lui, les patients « plongés dans une profonde inconscience », sont encore vivants. En cas de doute, il faut pencher pour la présomption de vie : in dubio pro vita.

Toutefois le pontife est équivoque en parlant du « doute insoluble » : se réfère-t-il seulement à ces cas où le diagnostic est incertain (quand on ne peut exclure complètement le retour à la vie consciente), ou bien concerne-t-il la continuation pure et simple de la vie humaine, même irréversiblement inconsciente ? L’ouverture laissée devint béante, lorsque, quelques années plus tard, le problème se déplaça de la licéité de l’interruption de la respiration artificielle à celui de la transplantation d’organes : les transplantations seraient licites pourvu qu’on prouve avec certitude que le prélèvement était fait sur des cadavres.

Avec la transplantation d’organes, on a intérêt à prouver que la mort intervient avant la cessation de la circulation sanguine et donc l’arrêt cardiaque. Plus la mort est fixée tôt, plus on peut trouver des cadavres frais utiles, afin de pouvoir autoriser post mortem le prélèvement de leurs organes. L’Académie pontificale des sciences se réunit sur ce thème en décembre 1989 et St. Jean-Paul II affirme : « À quel moment se produit ce que nous appelons mort ? Voilà le point crucial du problème. Si la personne est encore vivante, on ne peut la sacrifier (…). Le respect dû à la vie humaine interdit absolument de la sacrifier, directement et positivement, fût-ce au bénéfice d’un autre être humain que l’on pense avoir des raisons de privilégier »[11].

Alors que le Pape faisait clairement allusion à l’âme dans la perspective aristotélico-thomiste de l’hylémorphisme (l’âme est la forme du corps : elle lui donne son unité)[12], les médecins vont déplacer ce principe animal (au sens d’âme) ou « spirituel » en un principe physique localisé dans l’encéphale[13]. Le Cardinal Ratzinger fut critique : « ceux que la maladie ou un accident font tomber dans un coma ‘irréversible’ seront souvent mis à mort pour répondre aux demandes de transplantations d’organes ou serviront, eux aussi, à l’expérimentation médicale (‘cadavres chauds’) »[14].

Evangelium Vitæ rappelle le principe qu’on ne peut tuer pour prélever : « Il ne nous est pas permis de nous taire face à d'autres formes d'euthanasie plus sournoises, mais non moins graves et réelles. Celles-ci pourraient se présenter, par exemple, si, pour obtenir davantage d'organes à transplanter, on procédait à l'extraction de ces organes sans respecter les critères objectifs appropriés pour vérifier la mort du donneur ». Mais il se contente un peu naïvement de faire confiance à la science, pour déterminer le moment de la mort et finalement adopte la position commune sur la mort « cérébrale » (sic pour encéphalique) et donne un blanc-seing aux transplanteurs[15], même si sa lettre aux participants d’une nouvelle rencontre de l’Académie Pontificale des Sciences (2-3 février 2005) semble moins univoque[16].

Le Compendium du Catéchisme est plus précis : « Pour que soit réalisé l’acte noble du don d’organes après la mort, on doit être pleinement certain de la mort réelle du donneur » (476). Mort réelle n’est pas mort clinique.

  1. La liberté, condition du don.

Le catéchisme indique : « La transplantation d’organes est conforme à la loi morale si les dangers et les risques physiques et psychiques encourus par le donneur sont proportionnés au bien recherché chez le destinataire (…). Il n’est pas moralement acceptable si le donneur ou ses proches ayants-droits n’y ont pas donné leur consentement explicite. De plus, il est moralement inadmissible de provoquer directement la mutilation invalidante ou la mort d’un être humain, fût-ce pour retarder le décès d’autres personnes » (CEC 2296).

Mgr. Sgreccia évoque deux manières d’attribuer la valeur juridique de consentement au don. Le silence-assentiment prévoit expressément l’obligation pour tout citoyen majeur de répondre à une demande spécifique des autorités administratives en produisant une déclaration expresse par laquelle il manifeste sa volonté vis-à-vis du don gratuit des organes, tissus et cellules de son corps après sa mort. Le consentement présumé prévoit que le citoyen opposé doive informer de sa décision les autorités administratives au risque sinon de présumer automatique le consentement. « Une législation qui confierait au sujet le soin de faire valoir sa volonté de ne pas donner ses organes post mortem serait inacceptable, tant du point de vue éthique que juridique »[17].

Or depuis 1976 et la loi Caillavet, le principe de consentement présumé au don d'organes et de tissus prévaut, sauf si l'on a exprimé son opposition de son vivant. De quelle manière ? En s'inscrivant sur le registre des refus ou en informant ses proches. Mais dans le débat en première lecture (avril 2015) sur la loi de santé, un amendement proposait que le prélèvement soit considéré comme « consenti », sans implication des proches dans la démarche. L’Église (CEF) s’y était opposée. Finalement, le 11 août 2016 est paru le décret n° 2016-1118 relatif aux modalités d'expression du refus de prélèvement d'organes après le décès. Initialement, Finalement, outre le registre du refus, on peut exprimer son refus par écrit et si on ne peut plus le faire, 2 témoins attestent qu'il est l'expression de sa volonté libre et éclairée. Enfin, les proches peuvent faire valoir, par écrit, un refus de prélèvement d'organes exprimé par le patient décédé en mentionnant précisément le contexte et les circonstances de son expression verbale.

Conclusion :

Je ne suis pas médecin et je ne veux pas outrepasser mes compétences. Mais je sais réfléchir de manière critique et je constate une chose : certains chercheurs et praticiens ne voient aucun problème à tuer les enfants innocents par le crime monstrueux de l’avortement, ou bien à produire des embryons pour la recherche génétique. D’aucuns veulent débrancher les personnes en état végétatif comme Vincent Lambert. D’autres sont partisans de greffer des parties pourtant constitutives de la personne humaine (les gonades (testicules et ovaires transmettant les gènes du donneur !), le tronc et la tête, le visage). Pourquoi devrait-on croire naïvement que leur conception de la vie ne serait pas purement utilitariste ? Mgr. Sgreccia reconnaît que la législation actuelle tendrait à considérer comme res communitatis (chose de la communauté) le cadavre alors même que la doctrine catholique enseigne la non-disponibilité des corps. Alors oui, je crains que cela n’arrange bien des personnes pour anticiper la mort à la mort cérébrale car elle permet le prélèvement d’organes dans une conception matérialiste de l’homme. Le film The Island (Michael Bay, 2005) montrait un monde soi-disant protégé et aseptisé, en réalité totalitaire, prétendument post-apocalyptique censé protéger de la contamination un petit reste, tenu par l’espérance d’être tiré au sort par la loterie pour se rendre sur l’île, seul endroit non-contaminé. En réalité ils servaient de clones pour des gens riches et étaient tués pour prélever leur organe lorsque leur personne-source en avait besoin.

https://www.registrenationaldesrefus.fr/#etape-1

Bibliographie :

Sgreccia, Mgr. Elio, Manuel de Bioéthique. Les fondements et l’éthique biomédicale, Mame-Edifa, Paris, 2004, chap. 14 : « Bioéthique et transplantations d’organes », p. 711-754.

Becchi, Paolo, « La position de l'Église catholique sur la transplantation d'organes à partir de cadavres », Revue d'éthique et de théologie morale, 4/2007 (n°247), p. 93-107.

 

[1] Ou plus exactement mort encéphalique pour souligner la nécessité de l'arrêt d'activité dans le tronc cérébral, qui fait partie de l'encéphale mais pas du cerveau.

[2] Ou réflexes des nerfs crâniens comme les pupilles fixes par disparition du réflexe oculocéphalogyre, la disparition du réflexe photomoteur pupillaire, du réflexe oculocardiaque, du réflexe cornéen, de la ventilation spontanée.

[3] Le site du CHU de Rouen consacré aux signes cliniques de la mort encéphalique (http://www.chu-rouen.fr/uchpg/signes.html ) laisse rêveur : oui, les « cadavres » peuvent apparemment réagir quand on les charcute : « Cependant certains mouvements non coordonnés peuvent être présents lors de stimulations douloureuses et sont à différencier des réactions de décortication et de décérébration . Ces mouvements sont liés à l’automatisme médullaire. Ces réflexes spinaux peuvent inclure notamment des mouvements de flexion des bras, des mouvements d’élévation des membres, des mouvements de grasping associés à des élévations tensionnelles. Il a même été décrit un automatisme médullaire de la respiration. Il arrive que ces mouvements puissent être constatés au moment de l’incision surtout si l’incision se fait au bistouri électrique ». Raison pour laquelle on anesthésie désormais les cadavres sur lesquels on prélève des organes !

[5] Lieby, Angèle et Chalendar, Hervé de, Une larme m'a sauvée, éd. Les Arènes, Paris, 2012.

[6] Mgr. Sgreccia, Sgreccia, Manuel bioéthique, vol. 1, Milan, 2000, p. 692 et Dionigi, Cardinal D. Tettamanzi, Nouvelle Bioéthique chrétienne, Casale Monferrato (Al), 2000, p. 496.

[7] Sgreccia, p. 732 : « (le point de) la constatation de la mort doit être confié à la science et à la conscience des spécialistes, et n’est donc pas en soi prioritairement un problème philosophique ou théologique ».

[8] Spaemann, Robert, « La mort de la personne et la mort de l’être humain », in Lepanto 162, décembre 2002 ; et Becchi, Paolo, « Les morts cérébraux sont-ils vraiment morts quand on prélève leurs organes ? », in Sì Sì No No, juin 2004.

[9] Erklärung des Erzbischofs von Köln zum beabsichtigen Transplantationsgesetz, Presseamt des Erzbistums Köln, no 316, 27 septembre 1996 : « En l’état actuel du débat, l’identification de la mort cérébrale et de la mort de l’homme ne peut plus être soutenue du point de vue chrétien. L’homme ne peut pas être réduit à ses fonctions cérébrales. On ne peut pas dire que la mort cérébrale signifie la mort, ni qu’elle soit un signe de mort. Elle n’est pas non plus le moment de la mort. Toutes les réflexions sur le don des organes doivent donc partir de l’idée qu’un homme, pour lequel n’a été vérifiée, suivant les règles de l’art médical, que la mort cérébrale, est encore vivant. Toutefois – et cela est d’une importance essentielle pour l’évaluation suivante –, l’homme cérébralement mort est irréversiblement un moribond, qui ne reviendra jamais plus à la conscience et ne respirera jamais plus de façon autonome. C’est pourquoi il n’est pas obligatoire de prolonger artificiellement cette phase par tous les moyens techniques – à moins que l’intéressé n’ait exprimé la volonté que des organes lui soient prélevés avant que l’on ne débranche les machines. La mort comme conséquence de la mort cérébrale survient alors en retard. À aucun moment, dans ce cas, on ne tue. Le don des organes reste possible et il peut être un acte de suprême amour chrétien envers le prochain ». Meisner, Joachim, « Wann trennen sich Seele und Leib ? », in Frankfurter Allgemeine Zeitung, 25 janvier 1997, p. 14.

[10] « Réponses à certaines questions importantes sur la ‘réanimation’ », in Discours aux médecins, Rome, 1959, p. 609-618.

[11] Discours de St. Jean-Paul II : « À quel moment survient la mort ? », in La traccia X, 1989, 11, p. 1349-1350 : « il faut abandonner cette piste apparemment prometteuse, si elle passe par la destruction de l’homme ou l’interruption volontaire des on existence terrestre ».

[12] La mort « survient quand le principe spirituel qui préside à l’unité de l’individu ne peut plus exercer ses fonctions dans l’organisme et sur l’organisme, dont les éléments, laissés à eux-mêmes, se dissocient ».

[13] R. J. White, H. Angstwurm, I. Carrasco de Paula, Worting Group on the Determination of Brain Death and its Relationship to Human Death (10-14 janvier 1989), Cité du Vatican, 1992. La seule voix discordante fut celle de Josef Seifert.

[14] Ratzinger, Josef « Le problème des menaces pour la vie humaine », in L’Osservatore Romano, 5 avril 1991, p. 1 et 4.

[15] L’Osservatore Romano du 30 août 2000, p. 4-5 : « L’Église ne prend pas de décisions techniques. Elle se limite au devoir évangélique de comparer les données offertes par la science médicale avec une conception chrétienne de l’unité de la personne, en soulignant les similitudes et les conflits possibles capables de mettre en danger le respect pour la dignité humaine (…). Ici, l’on peut dire que le critère adopté récemment pour déclarer avec certitude la mort, c’est-à-dire la cessation complète et irréversible de toute activité cérébrale, s’il est rigoureusement appliqué, ne semble pas en conflit avec les éléments essentiels d’une anthropologie sérieuse. C’est pourquoi, un agent de la santé ayant la responsabilité professionnelle d’établir le moment de la mort peut utiliser ces critères au cas par cas, comme base pour parvenir à un degré d’assurance dans le jugement éthique que la doctrine morale qualifie de ‘certitude morale’. Cette ‘certitude morale’ est considérée comme la base nécessaire et suffisante pour agir de façon éthiquement correcte ».

[16] L’Osservatore Romano du 4 février 2005, p. 4 : « Du point de vue clinique, […] la seule manière correcte – et c’est aussi la seule possible – de faire face au problème de la vérification de la mort d’un être humain, c’est de tourner l’attention et la recherche vers l’identification de signes de la mort, connus à travers leur manifestation corporelle chez le sujet. ll s’agit évidemment d’un thème d’une importance fondamentale pour lequel la position de la science, attentive et rigoureuse, doit donc être écoutée en première instance… ».

[17] p.723 ; 725.