Événements

 

Prochain livre à paraître de l’Abbé Cyrille Debris

 

‘De choses et d’autres’

Le surnaturel dans la vie de l’Impératrice Zita

 

L’Impératrice Zita d’Autriche (1892-1989) était une femme à la foi profonde et véritablement catholique, c’est-à-dire adhérant à l’intégralité du mystère de la foi. Comme telle, elle savait pertinemment que le monde visible dans lequel nous vivons (l’ici-bas) ne recouvre qu’une partie de la réalité (infime, même ?). Tout croyant sait que le monde invisible (l’au-delà) n’en est pas moins réel. Ce monde invisible recouvre trois sphères correspondant globalement aux trois possibilités pour l’au-delà : le Paradis et son antichambre, le Purgatoire (ultime temps de purification avant de paraître devant Dieu si les épreuves et actes d’amour d’ici-bas n’ont pas suffi) et l’Enfer.

L’Église catholique, par l’étude des ‘signes’ et des miracles pour les causes de béatification et canonisation, reconnaît clairement que des phénomènes surnaturels font partie de la vie des saints : qu’il s’agisse de l’apparition des stigmates du Christ sur certains, de dons de prophétie, de bilocation, de guérisons. Même quelquefois, des défunts qu’on suppose saints (admis au Paradis, purifiés), interviennent pour éviter à leur famille des accidents.

Certains ne sont pas encore admis au Paradis et doivent encore passer par un temps de purification. Ces âmes peuvent alors se rappeler aux vivants (revenants) pour implorer un secours sous la forme de prières et d’offrande de messes afin d’atteindre enfin le repos éternel en Dieu.

Enfin, l’Église, par la pratique des exorcismes, n’ignore pas que le monde invisible ne se limite pas aux forces du bien (le Seigneur Jésus, la Vierge Marie, les saints et les anges) mais qu’un réel pouvoir d’intervention et pour tout dire de nuisance est aussi concédé aux démons, voire à des âmes damnées, dans des cas d’infestations diaboliques, de possession. Certaines pratiques réprouvées par l’Église, comme le spiritisme ou l’adhésion à des mouvements sectaires comme la franc-maçonnerie en étant parfois l’une des portes d’entrée.

Sur ce dernier point, l’Impératrice avait une vive conscience que la vie était un combat spirituel : qu’il fallait choisir, comme le dirait le pape François, sous quel étendard on désire servir : celui du Christ ou celui de Lucifer puisqu’il n’y a pas de troisième voie. Elle avait éprouvé dans sa chair la vérité de cette phrase « Nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous » (Eph 6, 12). Mais elle savait aussi qu’au travers de ces épreuves si douloureuses, la Divine Providence veillait sur sa famille et sur elle.

Au début des années 1950, avec l’aide des siens, l’Impératrice a recueilli un grand nombre d’exemples d’interventions surnaturelles dans sa propre vie ou celle de sa famille, de personnes proches ou de connaissances nettement plus éloignées. Elle a composé un recueil en allemand « Allerlei und Anderes » (de choses et d’autres) qu’elle avait envisagé de publier, au moins à l’intérieur de sa famille vu la formalisation de son travail. Ce sera l’objet de la présentation de ce soir.