Pèlerinage "Rome autrement" (12-17 mai 2021)

Pèlerinage prévisionnel « Rome autrement » (12-17 mai 2021)

Pour téléchrarger le programme prévisionnel en PDF, cliquez ici: Programme prévisionnel Rome 12-17 mai 2021programme-pre-visionnel-rome-12-17-mai-2021-.pdf (1.57 Mo)

Le programme qui suit est encore prévisionnel. Ayant étudié 5 années à Rome où j’ai dirigé le service des guides du séminaire pontifical français, je connais fort bien la ville où j’ai reçu des centaines de personnes. Il s’appelle « Rome autrement » est conçu pour des gens qui connaîtraient déjà Rome en permettant d’accéder à des lieux qu’ignorent la plupart des pèlerinages, ce qui exclut de faire certains classiques. Toutefois, l’essentiel y est avec le Vatican qui tient une place d’honneur et je m’efforcerai durant les déplacements de vous faire passer par les plus beaux endroits. Le gros avantage est que nous sommes situés en plein centre-ville, et que nous aurons la pension complète chez les sœurs brigittines, l’une des meilleures hôtelleries religieuses de Rome, ce qui permettrait de ressortir le soir pour ceux qui le désirent.

 

Prix par pers. sur base chambre double pour 30 personnes : 840 €

 

Supplément chambre individuelle : 50 €

À déduire pour ceux qui ne partent pas de Paris :  - 180 €

Mercredi 12 mai 2021

16h15: rendez-vous à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle aérogare 2F (AZ 325).

18h15 : vol Air France 1404 à destination de Rome

20h15 : arrivée à Roma Fiumicino, terminal 1.

20h45 : transfert en car privé vers notre logement (28 km, 40 min).

NB: en raison d’une interdiction aux cars de tourisme de pénétrer certains secteurs de l’hyper-centre de Rome, nous descendrons le long du Tibre et il faudra avec les bagages faire 200 m jusqu’à la place Farnèse. Point de descente Lungotevere dei Tebaldi à l’angle avec la via dell’Armata.

21h30 : arrivée à notre hébergement religieux chez les Brigittines.

Casa di Santa Brigida

Piazza Farnese, 96

00186 Roma

Tel +39-06-68892596 / 68892497

piazzafarnese@brigidine.org

Madre Gertrude

Jeudi 13 mai 2021

9h : messe sur les reliques de S. Philippe Neri à la Chiesa Nuova ou S. Maria in Vallicella, sur le Corso Vittorio Emmanuele.

9h30 : visite des pièces où S. Philippe vécut puis mourut.

Pie ce s philippe neri

Nous verrons la chambre rouge avec le portrait dévoilé à la canonisation, la chapelle interne dans laquelle il eut de nombreuses extases avec lévitations, et le portrait du Guerchin ; puis à l’étage supérieur les pièces reconstituées avec le portrait original de Guido Reni dans la chapelle, avec son lit et son confessionnal ; l’oratoire privé transporté intégralement.

Nous vivrons à quelques mètres des lieux du saint le plus aimé des Romains, second apôtre de Rome. S. Philippe Neri (21 juillet 1515 – 26 mai 1595) était originaire de Florence, second de quatre enfants d’un notaire. Il fut élevé dans la foi par sa belle-mère car il s’était remarié après son veuvage. Il fut marqué par les Dominicains du couvent San Marco encore sous l’influence de Savonarole (1494-1498), le grand pourfendeur de la corruption du clergé qui avait chassé les Médicis, et par le sac de Rome par les lansquenets en 1527 qui eut pour conséquence la République à Florence (1527-1532). Prévu pour être adopté comme héritier par son oncle, il se rendit à 18 ans (1533) à San Germano près du Mont-Cassin et de Gaète. Mais la vie de marchand de tissu ne lui allant pas, il vint à Rome dès 1534 où il vécut comme quasi-ermite en tant que précepteur de deux garçons d’un marchand florentin. Après avoir suivi des études, il prêcha comme laïc, touchant les jeunes gens des rues par sa cordialité et sa joie qu’il abordait en disant : « Quand commençons-nous à faire le bien ? ». Il servait les malades avec S. Camille de Lellis et les pèlerins à la Trinité des Pèlerins (aujourd’hui paroisse personnelle de la Fraternité S. Pierre et église de référence pour la messe traditionnelle à Rome). Il était ami de S. Ignace de Loyola, pensant même entrer chez les Jésuites un temps.

À la Pentecôte 1544, dans les catacombes de St Sébastien, il vécut une transverbération, prouvée ensuite sur son cadavre. Il fut ordonné prêtre en 1551 et s’installa à St Jérôme de la Charité et il écoutait les confessions de l’aube au midi puis il célébrait la Sainte Messe. Un petit noyau de disciples s’étant formé autour de lui, il institua en 1554 le petit oratoire dans un grenier au-dessus de la nef de St Jérôme. En 1575, Grégoire XIII institua la congrégation de l’Oratoire à laquelle il attribua l’église de Ste Marie in Vallicella (Chiesa Nuova après les travaux de Borromini) où il n’avait emménagé que tardivement, en 1588. Il fut canonisé en 1622. Le petit peuple romain qui avait retenu la leçon de l’humour affirma : « on a canonisé 4 espagnols et un saint » (St Isidore le Laboureur, St Ignace de Loyola, St François-Xavier, Ste Thérèse d’Ávila).

12h : déjeuner chez les Brigittines

14h : visite du palais Patrizi par le marquis Corso Patrizi, propriétaire.

Piazza San Luigi dei Francesi, 37 00186 Roma

Palais patriziCe magnifique palais est toujours habité par les descendants de cette famille d’origine siennoise mais apparentée aux familles romaines des marquis Naro et Chigi Montoro réside juste en face de l’église Saint-Louis-des-Français. Elle dispose des titres de marquis de baldaquin pour ses marquisats de Montoro, Mompero, Paganico, Castel Giuliano, Sasso et du comté de Mustiolo. La famille fut aussi honorée du titre héréditaire (jusqu’à l’abolition par Paul VI de la garde noble) de porte-étendard de la Sainte Église Romaine (Vessillifero di Santa Romana Chiesa) depuis 1638, soit l’une des charges les plus élevées dans la noblesse romaine (comprenant l’ancienne noblesse féodale des ducs et princes, la noblesse civile des 180 familles ayant eu des charges pontificales et les familles des papes). Nous parlerons aussi de la noblesse noire et blanche.

Vendredi 14 mai 2021

8h30 : messe à l’église de San Girolamo della Carità, dans les chambres de St. Philippe Neri.

Via Monseratto 62.

Promenade sur l’Aventin (à confirmer)

Nous verrons le monastère S. Anselme, université et curie généralice de l’ordre bénédictin ; l’église des Somasques dédiée à S. Alexis avec l’escalier sous lequel le saint vécut comme un clochard sans avoir été reconnu par ses parents ; S. Sabine, couvent généralice de l’Ordre des Dominicains.

13h : chez les Brigittines, déjeuner avec Son Éminence Raymond Leo, Cardinal Burke suivi d’une causerie.

15h : pièces de S. Stanislas Kotska à S. André du Quirinal, petite église baroque ovale du Bernin.

S stanislas kotska

Ce saint jésuite polonais (28 octobre 1550 – 15 août 1568) issu d’une grande famille de Masovie dut fuir sa famille qui refusait absolument son entrée dans la compagnie de Jésus. Après avoir subi de nombreuses vexations pour sa piété, dès sa formation viennoise, mais guérit miraculeusement par S. Barbe qui le communia aussi, il dut fuir à Dillingen près de S. Pierre Canisius pour être envoyé au tout nouveau noviciat jésuite du Quirinal où il mourut peu après, en ayant édifié les siens.

16h : visite de l’église des Carmes de S. Marie de la Victoire.

Si l’église est célèbre pour la statue du Bernin représentant la transverbération de S. Thérèse de Jésus ou d’Ávila, je m’intéresserai surtout aux liens du lieu avec les Habsbourg au travers de la figure du serviteur de Dieu Père Dominique de Jésus-Marie, ocd (19 mai 1559 – 16 février 1630) bien étudiée par Olivier Chaline dans Un mystique chez les guerriers et qui joua un rôle déterminant contre l’hérésie protestante durant la guerre de Trente Ans à la bataille de la Montagne Blanche le dimanche 8 novembre 1620 et dont les drapeaux sont conservés ici. Il utilisa une image trouvée le 11 octobre 1620, guidé par son ange gardien, dans les décombres du château de Strakonice près de Plzeň, commanderie du grand-prieuré de Bohême de l’ordre de Malte. Les yeux de la Vierge, de St Joseph, des bergers avaient été crevés. Enfin, il trouva sur le chantier où se construisait l’église Ilaria Rubini

0669863260

8h : Entrée privilégiée coupe-file et visite avec audioguide des Musées du Vatican et de la Chapelle Sixtine.

10h promenade dans les Jardins privés du pape au Vatican avec audioguide.

Vatican

Départ de la gare du pape dans la Cité du Vatican par sur un train spécial à destination de Castel Gandolfo. Trajet à pied de la gare jusqu’au palais apostolique (1 km, 20 min).

12h30 : Visite avec audioguide du Palais apostolique de Castel Gandolfo.

Castel gandolfo

13h30 : Déjeuner par le traiteur des musées du Vatican dans les jardins du palais apostolique.

Ce palais sis dans un parc de 55 ha et dominant le lac d’Albano en son cratère, est partie intégrante de l’État de la Cité du Vatican créé par les accords du Latran en 1929 entre Mussolini pour l’Italie du roi Victor-Emmanuel III et le cardinal Gasparri pour le Saint-Siège sous Pie XI. Le château fort des Gandolfi fut érigé vers 1200 à l’emplacement d’Albe la Longue (l’antique citée fondée par Ascagne, fils d’Énée dans l’Énéide de Virgile et dont un descendant fut Numitor, père de Rhéa Sylvia, la vestale qui conçut Rémus et Romulus de son union avec le dieu Mars dans la mythologie romaine. De même, une villa de l’empereur Domitien s’y trouvait aussi). Le domaine fut acquis en 1596 par la Chambre apostolique et devint résidence d’été des souverains pontifes à partir de 1626. Urbain VIII, pour fuir les chaleurs estivales romaines, confia à Maderno (façade de S. Pierre de Rome) la rénovation du château Gandolfo-Savelli et la construction d’une villa proche dite Barberini du nom de la famille du pape. La résidence abrita plus de 3.000 juifs pendant la guerre et des réfugiés craignant les fascistes. La propre chambre du pape servit de pouponnière où 44 bébés « enfants du pape » vinrent au monde appelés souvent Pio ou Eugenio (Pie XII s’appelait Eugenio Pacelli). Pie XII et Paul VI y moururent. Jean-Paul II et Benoît XVI aimaient y séjourner l’été. Une ferme biologique de pointe occupe 25 des 55 ha du domaine.

15h30 : Visite en véhicule écologique du Jardin Barberini (Villa pontificale Barberini) avec audioguide multilingue spécifique.

Castel gandolfo 2

17h10 : Rendez-vous à la gare de Castel Gandolfo.

17h24 : Départ de la gare de Castel Gandolfo, par train spécial, à destination de la gare de Roma San Pietro. Retour en bus à l’hôtellerie.

18h30 : messe à la Casa Santa Brigida et découverte de la spiritualité de S. Brigitte, avec la cellule de la grande mystique et les reliques de S. Élisabeth Hesselblad.

À côté du rameau historique (4 monastères) ou espagnol, la branche qui nous accueillera est de loin la plus nombreuse avec 40 couvents. Elle fut refondée par S. Élisabeth Hesselblad (1870-1957) dont nous vénérerons les reliques. Née d’une famille paysanne pauvre de Suède à 1h à l’Ouest de Göteborg, elle émigra aux États-Unis en 1888 où elle rencontra à travers des malades qu’elle soignait à New York l’Église catholique à laquelle elle se convertit le 15 août 1902. Elle émit durant la fête du Sacré-Cœur (22 juin) 1906 les vœux dans l’ordre de S. Brigitte découvert à Rome durant un pèlerinage. Elle voulait travailler à la conversion de la Scandinavie à la vraie foi. Elle fonda sa branche brigittine, aussi soignante, en novembre 1911 avec trois impétrantes britanniques. Elle fonda en Suède en 1923, au Royaume-Uni en 1931, en Inde dès 1937 ce qui lui valut de nombreuses vocations. Elle fut reconnue juste parmi les nations pour avoir sauvé de nombreux juifs durant l’occupation allemande de Rome et aussi soigné de nombreux pauvres, les aidant à cheminer vers la vraie foi (dont le grand rabbin Zolli ou le pasteur baptiste Pietro Chuminelli)

Dimanche 16 mai 2021

10h : visite du palais du Quirinal (à confirmer)

Quirinal

Construit à partir de 1574 par Grégoire XIII, ce palais fut la résidence secondaire de trente papes jusqu’au Bx Pie IX lors de l’invasion de Rome par les troupes piémontaises à la porta Pia étant prise le 20 septembre 1870 où ils se considèrent prisonniers au Vatican. Le palais devint alors résidence des rois d’Italie puis des présidents de la république depuis 1946 (actuellement occupé par Sergio Mattarella). C’est l’un des plus grands palais de chefs d’État avec 110.500 m2.

http://palazzo.quirinale.it/visitapalazzo/prenota_fr.html

13h : déjeuner chez les Brigittines

14h30 : visite du Musée napoléonien

Piazza di Ponte Umberto I, 1 - 00186 Roma

+39 06 6874240 (biglietteria)

Le comte Joseph Primoli légua à la ville de Rome en 1927 son palais du XVIe s. et ses collections consacrées à l'histoire privée de la famille Bonaparte, divisées en quatre sections : le Premier Empire, la « période romaine » (de la chute de Napoléon Ier à l’accession au pouvoir de Napoléon III, le Second Empire, la vie des Napoléonides à Rome de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle. Lui-même était le fils du comte Pierre Primoli et de Charlotte Bonaparte.

Les rapports entre les Bonaparte et Rome commencèrent avec la conquête de la ville éternelle par les Français en 1808. En 1811, elle devint ville libre et ouverte, destinée à être gouvernée par le prince impérial qui portait le titre de roi de Rome. À la chute de l’Empire, presque tous les membres de la famille impériale demandèrent asile au pape Pie VII dans les États pontificaux et vécurent à Rome : Laëtitia Ramolino, sa mère, vivait au palais Rinuccini ; ses frères Louis au palais Mancini-Salviati et Jérôme au palais Nuñez ; sa sœur préférée, Pauline Borghese, dans sa villa Valenti, devenue l’ambassade de France près le Saint-Siège en 1945-50 (sous l’ambassadeur Wladimir d’Ormesson). Mais ce fut surtout le frère rebelle, Lucien, qui inaugura le rameau romain. En 1804, en conflit ouvert avec son frère, en raison de son remariage non autorisé, il s’installa à Rome où il devint prince de Canino puis de Musignano, et enfin prince Bonaparte. De son union avec cette femme, Alexandrine de Bleschamp, veuve Jouberthon, il eut un fils aîné, Charles-Lucien qui épousa sa cousine Zénaïde, fille de Joseph, roi de Naples puis d’Espagne, et Julie Clary. Il fut un républicain romain défendant son régime contre les armées de son cousin Louis-Napoléon venu aider le pape à reprendre ses États en 1849. Une de ses filles Charlotte, épousa le comte Primoli.

Lundi 17 mai 2021

8h : départ en car pour Nettuno (60 km, 1h).

Madonna delle Grazie e S. Maria Goretti

Piazza san Rocco

00048 Nettuno (Roma)

Tel. 06 98575828

info@santuarionettuno.it

10h45 : visite du sanctuaire.

Nettuno

12h : départ pour l’aéroport (72 km, 55 min).

13h : arrivée à FCO et déjeuner sur place (non compris)

15h15 : vol de Roma Fiumicino (FCO), terminal 1 vers Paris CDG (AZ 324).

17h25 : arrivée à Roissy 2 F.