Roumanie (été 2020)

Programme définitif pour la Roumanie (du dimanche 26 juillet au mercredi 5 août 2020)

 

Couronne

Poursuivant notre thématique des Kronländer de l’ancien Empire austro-hongrois, nous irons l’été 2020 en Roumanie. Comme on peut le voir sur les armes, ce pays doubla sa superficie en 1918 par l’incorporation d’anciennes provinces depuis longtemps aux mains des Habsbourg : la Bucovine (1775), le Banat de Temesvár (1716) (3e quartier : lion) et surtout la Transylvanie (1711) (4e quartier : aigle sur 7 tours car ce sont des armes parlantes en allemand : Siebenburgen). Deux autres régions principales composent la Roumanie, avec une identité roumaine plus simple : ce sont les principautés danubiennes de Valachie (elle-même divisée en Olténie à l’Est et Munténie à l’Ouest) et de Moldavie (1er et 2nd quartiers avec l’aigle et l’auroch) qui formèrent en 1859 les principautés unies de Roumanie sous Alexandre Jean Cuza. Elles devinrent principauté de Roumanie (1866) puis royaume (1881) sous le sceptre de la branche catholique des Hohenzollern, les Sigmaringen (blason central), depuis 1866 avec Carol Ier (1866-1914). Mais ils durent se convertir à l’orthodoxie. La Dobrogée (= Dobroudja avec ses deux dauphins) constituant le littoral sud de la mer Noire fut adjointe aux dépens de la Bulgarie tandis que la Bessarabie, littoral nord et actuelle république de Moldavie, représente l’autre pays roumanophone qui voudrait sans doute bien son rattachement, n’était le problème du séparatisme russe en Transnistrie.

La famille royale a retrouvé son pays après un si long exil du roi Michel Ier (1921-2017) et de son épouse, la reine Anne (1923-2016), nièce de l’impératrice Zita par son frère René de Bourbon-Parme et Marguerite de Danemark. Aujourd’hui, elle joue même un rôle officiel, a été rétablie dans ses droits et s’est vu restituer plusieurs biens (les palais Elisabeta, le château Săvârșin qui sont privés, le château Peleş qui se visite et le train royal). Elle est malheureusement divisée par des querelles internes entre un descendant d’une première union de Carol II (roi de 1930 à 1940), Paul-Philippe de Hohenzollern-Sigmaringen (Lambrino) et aussi par l’exclusion en 2015 du neveu de Margerita, Nicolas Medforth-Mills, fils de la princesse Elena.

Outre cette thématique historique avec ses implications nationales (d’importantes communautés hongroise, sicule, saxonne, souabe, lipovène subsistent), nous mettrons l’accent sur la dimension religieuse avec la tradition orthodoxe roumaine, l’influence luthérienne, mais surtout les martyrs catholiques de l’époque communiste, souvent de la majorité gréco-catholique (Vasile Aftenie, Valeriu Traian Frentiu, Ioan Suciu, Tit Liviu Chinezu, Ioan Balan, Alexandru Rusu, Cardinal Iuliu Hossu béatifiés le 2 juin 2019) mais parfois aussi latine (Mgr Vladimir Ghika, 1873-1954, béatifié en 2013).

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Prix (pour 30 personnes, sur base chambre double) : 1.670 €

Supplément chambre individuelle : 315 €

Supplément assurance : 60 € (garanties dans fichier joint)

L’agence que j’ai choisie est Top tours, basée à Bucarest. Toutefois, vous êtes priés de ne pas interférer entre l’association Exaltavit Humiles et cette agence car je centralise les contacts.

Ce prix est tout inclus : il comprend les transports aérien et terrestre, la pension complète (avec eau incluse) dans la catégorie d’hôtels indiquée pour 10 nuits (sauf 1er dîner à cause de l’avion), les entrées des monuments et le guide francophone.

Ne comprend pas : les autres boissons que l’eau, les quêtes de messes, les pourboires d’usage pour le chauffeur et le guide.                                          ----------------

Catégories

Programme Roumanie (26/07-05/08/2020) 0

Programme définitif du pèlerinage en Roumanie (dimanche 26 juillet - mercredi 5 août 2020)

Il est préférable d'utiliser la version illustrée en PDF :

programme définitif Roumanie.pdf

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Prix (pour 30 personnes, sur base chambre double) : 1.670 €

Supplément chambre individuelle : 315 €

Supplément assurance : 60 € (garanties dans fichier joint)

L’agence que j’ai choisie est Top tours, basée à Bucarest. Toutefois, vous êtes priés de ne pas interférer entre l’association Exaltavit Humiles et cette agence car je centralise les contacts.

Ce prix est tout inclus : il comprend les transports aérien et terrestre, la pension complète (avec eau incluse) dans la catégorie d’hôtels indiquée pour 10 nuits (sauf 1er dîner à cause de l’avion), les entrées des monuments et le guide francophone.

Ne comprend pas : les autres boissons que l’eau, les quêtes de messes, les pourboires d’usage pour le chauffeur et le guide.                           

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Carte

Dimanche 26 juillet 2020

14h15 : rendez-vous à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle (CDG), terminal 2 E.

16h20 : décollage pour Bucarest (vol RO 384, 2h50)

20h10 : arrivée à Bucarest Henri-Coandă (OTP)

NB : 1h de décalage horaire

21h40 : décollage pour Baia Mare (vol RO 619)

23h05 : arrivée à Baia Mare (BAY).

Vers 23h30 : départ pour Sighet (= Sighetu Marmației) (74,5 km, 1h30).

Lundi 27 juillet 2020 : le Maramureș

Vers 1h : arrivée à l’hôtel. Nuit

Nuit à l’hôtel Gradina Morii***

str. Mihai Eminescu, nr. 97

435500 Sighetu Marmatiei

+40 372 721 210 (Receptie)

contact@hotelgradinamorii.ro

9h : messe à Sighetu Marmației

Sighet

10h30 : Visite du musée du mémorial de la résistance et des victimes du communisme (Memorialul Victimelor Comunismului şi al Rezistenţei).

Cette ancienne prison austro-hongroise construite en 1897 et n’a été fermée qu’en 1977. Entre 1948 et 1955, elle servit aux communistes à exterminer l’élite roumaine, dont le clergé gréco-catholique (une cinquantaine de prêtres et d’évêques) qui fit 8.000 victimes.

Stradă Corneliu Coposu nr. 4

+40 262 316 848

9h30-18h30

muzeu@memorialsighet.ro

12h : départ (19 km - 22 min)

12h30 : Visite du cimetière joyeux de Săpânța (Cimitirul Vesel)

Le village le plus célèbre de Roumanie doit sa notoriété à l’artiste Stan Ioan Pătraș (1908-1977) qui, à partir des croix traditionnelles de la région du Maramureș sous un toit, sculpta le portrait du défunt accompagné d’une épitaphe humoristique sur fond bleu caractéristique.

13h15 : déjeuner à Săpânța

14h30 : départ ( 42 km – 50 min)

15h30 : Visite de l’église en bois de la pieuse Parascève (Cuvioasa Paraschina) de Desești (Desze-Erdély), de 1770, sans clou.

16h15 : départ (173 km - 3h30) par la route du col du Gutâi

20h : arrivée à Cluj-Napoca. Dîner et nuit.

Grand Hotel Napoca ****

Strada Octavian Goga 1,

400698 Cluj-Napoca

+40-733-410 170

reception@hotelnapoca.ro

Nuit à Cluj-Napoca (Klausenburg, Kolozsvár)

C’est la grande ville universitaire de Transylvanie depuis qu’Étienne Báthory fonda en 1581 une université confiée aux Jésuites. Aujourd’hui la ville comptant 20% de magyarophones en abrite 9 universités dont 4 privées, accueillant 40.000 étudiants de tous horizons, y compris des Français étudiant la médecine ! L’église S. Michel où furent intronisés les souverains de Transylvanie à partir de Gabriel Bethlen en 1616 après avoir été lieu du baptême du roi de Hongrie Matthias Corvin est malheureusement fermée pour restauration.

La Transylvanie

Cette région de l’actuelle Roumanie fut longtemps dans le giron de la couronne de Saint Étienne. Son heure de gloire fut lorsque, profitant de son indépendance jusqu’en 1571 puis de la suzeraineté nominale de la Sublime Porte (l’Empire Ottoman), elle essaya de jouer dans la cour des grands entre 1526 et 1669. Ses princes furent souvent des ennemis acharnés des Habsbourg, comme les membres des familles Zápolya, Báthory connue pour la comtesse sanglante Élisabeth (1560-1614), Rákóczi, certains étant en partie car ils étaient passés à l’hérésie calviniste (Gabriel Bethlen 1613-1629 qui fut même roi de Hongrie en 1620-1621).

Mardi 28 juillet 2020 : le pays sicule

8h30 : départ (132 km – 1h40)

Târgu Mureș (Neumarkt, Marosvásárthely)

La ville Sécession et baroque est la capitale du pays sicule (Székelyföld), cette population magyarophone y est majoritaire (71% en 2002) et pour partie catholique à l’Est et calviniste à l’Ouest, suite au pacte de tolérance de la principauté de Transylvanie en 1568 (Luthériens saxons, Calvinistes ou Unitariens sicules et magyars furent en plus des Catholiques déclarés confessions acceptées). Ce peuple est d’origine débattue : descendants des Huns par Csaba, fils d’Attila au IVe s, d’Avars au IXe ou Khazars au Xe s. ? Alors que la question de l’antériorité dans la Mitteleuropa a toujours de lourdes implications Ils furent chargés de protéger les marches de la couronne de S. Étienne et constituèrent en 1438 l’union des Trois Nations (Magyars, Saxons, Sicules) dont étaient exclus les Roumains qui ne comptèrent malheureusement jamais beaucoup. Ils formèrent l’Union démocratique des Magyars de Roumanie au parlement mais souhaitent se distinguer des autres Magyars. Sur le blason de la Transylvanie, dans la partie supérieure, apparaissent le soleil et la lune, symbole du pays sicule. Leur capitale est toutefois la petite ville de Odorheiu Secuiesc (Oderhellen, Székelyudvarhely)

Promenade dans la ville : la place des Roses, le palais administratif du département du Mureș (palatul administrativ judeţului Mureş)

11h : Visite du palais de la culture (palatul culturii)

En 1911 le maire Győrgy Bernády voulut faire construire un palais Sécession aux architectes de la mairie Jakab et Komor.

12h : déjeuner

13h : départ (54 km, 1h)

Sighisoara

14h : visite de Sighișoara (Schässburg, Segesvár)

Cette cité saxonne est l’un des joyaux de Transylvanie. C’est ici que naquit Vlad Dracul et que mourut le grand poète nationaliste hongrois Sándor Petőfi le 31 juillet 1849 à 26 ans, durant l’insurrection contre les Habsbourg.

Promenade dans la ville, découverte de la tour de l’Horloge avec un mécanisme du XVIIe s. du maître de Königsberg, Johann Kirchel.

Visite de l’église du monastère (Biserica Mănăstirii din Sighișoara) et de l’église de la colline (Biserica dîn Deal) précédée d’un escalier couvert et ornée de fresques de l’Autrichien Jakob Kendlinger.

18h : messe

19h : dîner et nuit à l’hôtel

Hotel Central Park ****

Piața Hermann Oberth 25,

545400 Sighișoara

+40 365 730 006

office@hotelcentralpark.ro

Mercredi 29 juillet 2020 

9h30 : départ (30 km - 30 min)

Biertan

10h : visite de Biertan (Birthälm, Berethalom) autre joli village avec la dernière église halle construite.

10h45 : départ (70 km (1h10)

11h45 : visite de Blaj, chef-lieu de l’église gréco-catholique roumaine et des martyrs. Visite de la cathédrale de la Sainte Trinité.

(À confirmer : rencontre avec des responsables de l’église gréco-catholique).

13h : déjeuner à Blaj

14h30 : départ (36 km - 40 min)

15h15 : visite d’Alba Iulia (Karlsburg, Gyulafehérvár)

La cité occupe une place particulière au cœur des Roumains puisque c’est là qu’eut lieu en 1600-1601 une éphémère union des terres roumaines sous Mihai Viteazul (Michel le Brave). Horrea, meneur de la révolte paysanne y fut supplicié en 1785. Le roi Ferdinand et la reine Marie y furent couronnés le 22 octobre 1922. Elle abrite une ville dans la ville avec la citadelle de type Vauban appelée Alba Carolina.

Alba iulia

Cathédrale orthodoxe de la Réunion (catedrala arhiepiscopiei ordodoxā Reintegirii)

Cathédrale spécialement bâtie pour le couronnement.

Messe à la cathédrale catholique S Michel

Le roi S. Étienne fonda l’évêché de Transylvanie dès 1009 et l’actuelle superbe église gothique succéda à ce premier édifice. On lui adjoignit la premier édifice Renaissance du pays avec la chapelle Lászai (1512). Elle abrite la tombe de Jean Hunyady, père du roi Matthias Corvin.

17h30 : départ (82 km – 1h)

19h : arrivée à Sibiu. 1ère nuit

Hôtel Ramada ****

Strada Emil Cioran 2,

550025 Sibiu

+40 269 235 505

reservations@ramadasibiu.ro

Jeudi 30 juillet 2020

8h30 : départ (136 km - 1h25)

10h : Visite du château de Hunedoara

Ce château médiéval des Hunyady était le siège de cette famille qui donna un régent de Hongrie du tant de la minorité du roi Ladislas le Posthume (1446-1452), éphémère fils du Habsbourg Albert II. Hunyadi était voïvode de Transylvanie (1441-1446) tandis que son fils Matthias Corvin (son sceau représente un corbeau avec un anneau) régna sur la Hongrie contre les Habsbourg de l’empereur Frédéric III (1458-1490). Il érigea à Budapest l’église du couronnement ou église-Matthias (qui n’est pas du saint apôtre !). on lui avait attribué le fameux « Que les autres fassent la guerre, toi, heureuse Autriche conclu des mariages. Ce que Mars donne aux uns, c’est Vénus qui te le dispense ». Si l’intérieur est très dépouillé, le site de ce château vaut le détour. On verra le puit maudit, la fosse aux ours et la salle des chevaliers, de la diète…

11h : départ (136 km - 1h25)

12h30 : déjeuner à Sibiu

14h : visite de Sibiu (Hermannstadt, Nagyszeben)

Cette ville, surnommée la « Petite Vienne », a la réputation d’être la plus belle ville de Roumanie. Le roi de Hongrie Geza II appela des colons allemands au XIIe s. pour sécuriser la région soumise à des attaques des Tatars.  La villa Hermani (du nom d’un habitant de Nuremberg venu déjà dès 1002 s’installer dans une cabane et précédant ses compatriotes) se développa au point de grimper de la rivière Cibin sur la colline. Sibiu fut l’objet d’attaques de Vlad III en 1439 qui empala quelques centaines de citoyens (d’où le tableau de Jésus et les 10.000 martyrs, vers 1510 ?).

La ville a vu le retour des Saxons d’origine si bien que le maire est de cette communauté avec son parti du Forum démocratique des Allemands de Roumanie. En réalité beaucoup sont luxembourgeois et la ville est donc jumelée au grand-duché et les deux villes se partagent la moitié de la sculpture d’un pont par Joan Thimmel.

Promenade dans la vieille ville autour de ses remparts et bastions, de la grand-place triangulaire, puis de la petite place.

Sibiu

14h : Visite du palais Bruckenthal

L’unique Saxon qui fut devenu gouverneur de la principauté de Transylvanie sous l’impératrice Marie-Thérèse de 1773 à 1787, était un amateur d’art éclairé et il rassembla dans son beau palais baroque une collection qu’il voulut transformer en musée à sa mort. Cela en fait donc le plus ancien musée de Roumanie (1803). Il fit venir Samuel Hahneman (1755-1843), l’inventeur de l’homéopathie qui séjourna à Sibiu de 1777 à 1779 : il aurait tiré de la médecine traditionnelle transylvaine les premiers principes de sa doctrine (musée de la pharmacie visitable sur place, mais hors-circuit).

Visite de la cathédrale métropolitaine orthodoxe

16h : messe et visite de la cathédrale catholique de la Sainte-Trinité (Baznica Sf. Treime)

Située à côté de l’hôtel de ville Sécession, les Jésuites firent construire l’église (1726-1733) pour ramener dans le giron de Rome les Transylvains.

18h : Visite du musée de plein air Astra de Dumbrava Sibiului (Muzeu în aer liber al ASTREI în Dumbrava Sibiului)

Le plus grand musée de plein air de Roumanie comporte 350 bâtiments est aussi un lieu très animé en été. La chapelle Sixtine de Transylvanie est l’église en bois de Dretea y est préservée.

20h : dîner en ville.

2e nuit à Sibiu.

Vendredi 31 juillet 2020

8h30 : départ (77 km – 1h30) sur la route Transfăgărășan pour profiter des beaux points de vue sur les montagnes des Carpates, longeant sans s’arrêter le vrai château de Vlad Țepeș à Cetatea Poenari (point stratégique du passage entre Valachie et Transylvanie, des boyards furent empalés par le prince et sa femme s’y jeta dans la rivière depuis la tour) et passant près de l’impressionnant barrage de Vidraru avec son lac de retenue. Le col est à 2.034 m.

10h30 : promenade près du lac Bâlea

12h : départ (46 km – 1h)

13h : déjeuner au restaurant Valea cu Pesti

14h : départ (40 km - 50 min)

Curtea de arges

15h : messe à Curtea de Argeș, l’ancienne capitale valaque (XIVe s.) lovée aux piémonts des Carpates, jumelée avec Nevers.

16h : visite du monastère (Mănăstirea Curtea de Argeș) et de l’église épiscopale (biserica catedrala episcopală).

Fondée par le voïvode Neagoe Besarab en 1512 avec ses tours torsadées caractéristiques. La décoration fut refaite après le tremblement de terre par les Français. Elle sert de nécropole royale jusqu’à aujourd’hui et on rapatria même les membres de la famille morts en exil, jusqu’en 2019 avec Carol II ramené du Portugal. Ils reposent donc au grand complet ici.

La fontaine de Manole est un puits surgit, suivant la légende, à l’emplacement où tomba du toit le maître-maçon qui construisit l’église. Il avait fait emmurer vivante sa femme car il ne parvenait pas à construire le monastère avant ce sacrifice. Mais le voïvode Basarab, jaloux qu’il ne proposât ses services ailleurs, l’emprisonna sur les toits d’où il chercha à s’échapper en vain.

Visite de l’église princière de S. Nicolas (Biserica Domnească Sfântul Nicolae) avec des fresques remontant à 1364-1384. Elle est la plus ancienne église de Valachie, de style byzantin.

18h : départ (38 km – 40 min)

19h : arrivée à Pitești. Dîner et nuit à l’hôtel.

Nuit à l’hôtel Ramada ****

Bloc 31, Calea București,

110133 Pitești

+40 372 480 500

reservations@ramadapitesti.ro

À Pitești, se pratiqua la rééducation par la torture entre 1949 et 1952 (Experimentul Pitești) physique et psychologique. Le but était de faire avouer à tout ennemi présumé du peuple n’importe quoi et de le faire devenir bourreau à son tour en dénonçant ses propres proches. Mais nous ne visiterons pas la prison, ni l’autre curiosité de la ville, l’usine Dacia.

Samedi 1er août 2020 : le pays saxon

8h : messe à Pitești

8h45 : départ (114 km – 2h15)

Bran

11h : visite du Château de Bran

Celui que les agences à touristes vendent comme le château du « comte Dracula » fut érigé en réalité par les Teutoniques en 1377, succédant à un premier château en bois de 1212 par Dietrich. Il passa aux mains de Jean Hunyadi puis fut offert en 1920 par la commune de Brașov à la reine Marie de Roumanie. Elle le légua à sa dernière fille, Ileana (1909-1991), qu’on soupçonna d’être, comme son frère aîné Mircea, le fruit de l’adultère avec le prince Barbu Știrbei. Elle épousa l’archiduc Antoine d’Autriche-Toscane dont elle divorça mais son second mariage finit de même. Ses héritiers ont pu reprendre possession de leur bien en 2006 alors que les communistes l’avaient nationalisé.

13h : déjeuner

14h : départ (30 km – 35 min)

14h45 : visite de Brașov (Kronstadt, Brassó)

La seconde ville de Roumanie est l’ancienne capitale du pays saxon et garde des allures germaniques. La ville de Corona remonte à 1235 officiellement après qu’en 1211 les chevaliers teutoniques d’Hermann von Salza eurent été sollicités par le roi de Hongrie André II pour lutter contre les Coumans (ou Polovtsiens de Borodine dans le Prince Igor). Elle fut majoritairement hongroise jusqu’après la guerre et les Saxons furent déportés en URSS lorsque la ville s’appelait Ville-Staline (Oraşul Stalin, 1950-1960).

Brasov

Promenade dans la vieille ville.

La place triangulaire dite du Conseil (Piața Sfatului) est dominée la maison du Conseil.

Visite de l’église noire (Biserica Neagră)

Aujourd’hui luthérienne mais originellement catholique (1472), elle est la seule survivante de l’incendie de 1689, décorée de tapis anatoliens rapportés par les marchands saxons de la ville. C’est là que prêcha l’humaniste local Johannes Honterus.

Promenade près des remparts (dont le bastion des tisserands) et en-dehors des fortifications dans le quartier roumain de Schei.

17h : départ (17 km – 20 min)

17h30 : visite de l’église forteresse évangélique saxonne (Biserica fortificată evanghelică săsească) de Prejmer (Kirchenburg Tartlau, Prázsmár) (17 km, 20 min)

L’enceinte de 12 m de haut et jusqu’à 4 m de large abrite 270 pièces desservies par des galeries de bois où les paysans s’abritaient avec leur récolte en cas de menace ottomane.

18h30 : départ pour Sinaia (61 km - 1h05)

19h45 : arrivée à Sinaia. Dîner et nuit à l’hôtel.

Hotel New Montana ****

Bd Carol I, 24

106100 Sinaia

 +40 244 306 135

reservations@newmontana.ro

Dimanche 2 août 2020 : vallée de la Prahova - Sinaia

9h30 : messe à Sinaia

Le nom de cette ville provient de l’érection d’un monastère par Michel Cantacuzène, neveu du voïvode Radu X Șerban (1602-1611), qui échappa à un attentat dans la vallée et fit au Sinaï un pèlerinage d’action de grâces.

10h30 : visite complète du château royal de Peleș (Castelul Peleș).

Perché sur une colline au milieu des forêts et montagnes, ce château de 160 pièces fut érigé (1875-1883) pour le roi Carol Ier et rappelle ses origines germaniques avec ses tourelles et colombages néo-Renaissance. Nous visiterons aussi l’étage qui n’est pas ouvert pour tous.

Notons qu’à proximité de Sinaia, à Predeal, mourut le frère de la reine Élisabeth, Guillaume de Wied, éphémère roi d’Albanie (mars-septembre 1914). Il est d’ailleurs enterré dans l’église luthérienne de Bucarest.

Sinaia

Visite du château royal de Pelișor

À quelques dizaines de mètres de son grand frère, le Petit Peleș fut construit pour Ferdinand et Marie (1899-1903). La princesse héritière s’occupa elle-même de la décoration intérieure marqué par l’art nouveau, les réminiscences celtes et byzantines et le chardon écossais de sa patrie (même si son père, fils de Victoria, était aussi devenu duc régnant de Saxe-Cobourg-Gotha en 1883).

13h : déjeuner

14h : départ (30 km – 30 min)

14h45 : visite du château de Hasdeu (Castelul „Iulia Hasdeu”) à Cámpina.

Cet étrange château fut élevé (1893-96) par son père Bogdan Petriceicu Hasdeu en hommage de sa fille Julie, morte à 18 ans (1887) alors qu’elle venait d’être admise à la Sorbonne. Elle lui aurait inspiré le plan cruciforme et des poèmes qui montrent son désir de communiquer avec l’au-delà et une aspiration religieuse (grande statue de Jésus) mais avec des relents maçonniques.

16h : départ (95 km – 1h20)

18h : arrivée à Bucarest. Dîner et 1ère nuit à l’hôtel

Hotel Radisson Park Inn Bucarest ****

Luterana Street,

10162 Bucarest,

+40 21 601 3600

info.bucharest@parkinn.com

Lundi 3 août 2020

Visite de Bucarest (București)

La capitale trouve une première trace écrite en 1459 dans un document du prince de Valachie, Vlad III l’Empaleur Țepeș ou le fils du Dragon (Drăculea), qui inspira Bram Stocker pour son vampire. Son nom viendrait de Bucur (bucurie : joie), un berger ayant construit une cabane et un sanctuaire sur la rivière Dâmbovița. Elle devient la capitale valaque en 1659. D’une ville de caravansérails (han), elle devint le Petit Paris (Micul Paris) aussi en raison de l’influence architecturale et des échanges culturels entre nos deux pays (Ionesco, Cioran, Brancusi). En 1977, après un tremblement de terre, le dictateur Ceaușescu lança son grand programme de Centre civique qui dénatura le centre-ville.

9h30 : messe à la cathédrale latine S. Joseph (Biserica S. Josif) où se trouvent des reliques de Bx. Vladimir Ghica.

11h30 : visite du palais du Parlement (Palatul Parlamentaului).

Le fameux palais de Ceaușescu prouve sa mégalomanie : 1.200 salles aux dimensions de terrain de football, second plus grand bâtiment du monde derrière le Pentagone ! L’ancienne maison du peuple mesure 270x240x84 m.

13h15 : déjeuner en ville

15h30 : audience demandée au Palais Elisabeta auprès de SM Margareta, gardienne de la couronne de Roumanie

À défaut : visite du musée du paysan roumain

17h30 : retour à l’hôtel. Temps libre.

Mardi 4 août 2020

9h30 : messe dans la cathédrale gréco-catholique Saint Basile.

Cette plus petite cathédrale du monde contient les reliques de Bx. Vasile Aftenie. Les Bx Ioan Balan, Vasile Aftenie, Tit Liviu Chinezu et Vladimir Ghika y furent curés et y ont dit la messe entre 1909-1948. Vladimir Ghika y donnait ses conférences pour les jeunes de Bucarest.

10h30 : visite du cimetière Bellu où repose Mgr Ghika dans la partie orthodoxe (zone 19) et le Cardinal Iuliu Hossu dans la chapelle sainte Anne.

Bucarest athe ne e

Extérieur de l’Athénée roumain (Ateneul Român).

Ce superbe bâtiment du Français Galleron abrite l’orchestre philarmonique de Bucarest George Enescu. Sur la façade figurent les mosaïques des rois depuis Basile le Loup, voïvode et hospodar de Moldavie (Vasile Lupu, 1634-1653) à Carol Ier tandis qu’à l’intérieur, la fresque circulaire (1938) raconte l’histoire roumaine de la conquête de Trajan sur les Daces (106) au royaume en 1877.

11h45 : visite de l’église du monastère Stavropoleos (1724)

13h30 : déjeuner

14h30 : promenade dans le quartier historique de Lipscani pour jeter un coup d’œil :

  • Kilomètre 0 et église S. Georges (Biserica Sfantu Gheorghe-Nou)

avec la dépouille du prince de Valachie, S. Constantin Brancovan (Brâncoveanu), martyr de la foi orthodoxe décapité avec 4 fils par les Turcs pour ne pas avoir voulu apostasier envers l’islam devant le sultan Ahmet III.

  • Passage Macca-Vilacrosse (1891) et sa galerie couverte double.
  • Palais CEC (Palatul Casei de Depuneri, Economie și Consemnațiuni) (1900) de Gottereau.
  • L’ancienne cour princière (Curtea Veche) élevée par Vlad III n’est plus que ruine mais avec la plus ancienne église de la capitale au style valaque (alternance de bandeaux de brique et de crépi) qui servit de cadre à quelques couronnements.
  • Caravansérail Hanul lui Manuc (1808) érigé par l’Arménien Manuc Bey et où fut signé le traité de paix russo-turc de 1812.

16h : visite complète du Palais Cotroceni

Situé à l’emplacement d’un monastère érigé par le voïvode Serban Cantacuzène de 1679, ce palais fut construit en 1893 après le mariage entre le roi Ferdinand (1914-1927) et Marie d’Édimbourg (1914-1927), second roi de Roumanie, successeur de son oncle Carol Ier. Il fut palais des pionniers sous le communisme et aujourd’hui, résidence du président de la république roumaine.

18h : retour à l’hôtel. Quartier libre.

3e dîner et nuit à l’hôtel.

 

Mercredi 5 août 2020

8h : messe à l’église italienne.

9h : visite du Musée national d’histoire de Roumanie

Couronne d acier

Nous verrons en particulier son trésor (tezaurul istoric) comprenant entre autres les couronnes des rois de Roumanie (la couronne d’acier des rois pour Carol I et Ferdinand I, coulée dans le bronze d’un canon ottoman pris à la bataille de Plevna qui en 1877 permis l’indépendance roumaine ; celle de la reine Élisabeth, née de Wied (reine de 1881 à 1914, Carmen Sylva de son nom de plume), pour le couronnement de 1881 ; celle de la reine Marie pour le couronnement de Ferdinand après l’Union à Alba Julia le 15 octobre 1922). Autrement la « poule aux poussins d’or », objet visigothique du IVe s. suscite l’admiration.

Visite du Musée national des Arts (Muzeul Naţional de Artă al României).

Bucarest muse e artsConstruit entre 1812 et 1815 pour le chancelier Golescu, il devint palais royal en 1834 sous Alexandre Ghica. Il devint musée en 1948 et subit de grandes dégradations lors de la révolution de 1989 où 1.200 œuvres furent détruites. Étant donné sa taille, nous nous limiterons aux pièces d’apparat et à la galerie d’art médiéval roumain (Galeria de Artă Veche Românească). Temps libre laissé pour découvrir si vous le souhaitez la galerie d’art moderne ou la galerie d’art européen.

12h30 : déjeuner sur la route de l’aéroport

14h30 : arrivée à l’aéroport.

16h30 : décollage de l’aéroport de Bucarest pour Paris (vol RO 389) (3h20)

18h50 : arrivée à Roissy CDG (terminal 2 E)